France
MPF : un prix stable pour Pâques
La semaine précédant Pâques ne montre pas de changement de position de la part des vendeurs et des acheteurs au Marché du Porc Français, et le prix poursuit donc sa trajectoire linéaire. Si la prudence des acheteurs était attendue, avec des propositions d’enchères majoritairement alignées sur la moyenne de 1,420 €, force est de constater que les vendeurs ne sont pas encore en mesure d’exercer une pression haussière sur le prix. À cela s’ajoute un niveau de présentation des porcs limité à 85 % cette semaine, afin d’anticiper une semaine réduite à quatre jours d’abattage.

Uniporc : réduction importante des poids
L’activité de la semaine recule légèrement en volume d’abattage, mais reste plus dynamique qu’à la même période en 2025. Pour la deuxième semaine consécutive, la baisse du poids moyen est marquée et permet de réduire significativement l’écart avec 2025.
Union européenne
En Allemagne, la situation reste stable. L’activité d’abattage demeure élevée et les poids poursuivent leur léger recul. Le marché de la viande manque toujours d’impulsion, la saison des barbecues étant retardée par des températures encore froides. Néanmoins, les commandes se poursuivent régulièrement et toutes les pièces trouvent preneur.
En Espagne, la cotation est restée stable à 1,27 €. Comme attendu, un premier palier semble avoir été atteint et la période de Pâques devrait constituer une phase d’observation, dans l’attente de signaux plus clairs en provenance du marché de la viande. Les poids reculent de nouveau (–395 g) et passent légèrement sous ceux de l’an dernier, un signal notable. L’activité d’abattage reste supérieure à 2025, même si la dynamique ralentit, tandis que l’offre diminue progressivement. Les marges des abattoirs se dégradent, faute de répercussion complète sur le marché de la viande. Néanmoins, la politique de prix agressive menée cet hiver a permis de développer les débouchés au sein de l’Union européenne et de compenser en partie la perte des marchés hors UE.
En Belgique, les abattages ont fortement augmenté par anticipation des semaines de moindre activité liées aux fêtes de Pâques, entraînant une baisse des poids de 400 grammes. Le marché de la viande reste globalement stable, avec toutefois quelques pressions baissières ponctuelles sur les prix de certaines pièces.
États-Unis et Chine
Le marché américain reste globalement stable, avec des prix peu évolutifs, mais des signaux plus contrastés en profondeur. La valeur de la carcasse recule, pénalisée par plusieurs pièces majeures, traduisant un ajustement de la demande à court terme. Les abattages demeurent élevés, confirmant une offre encore présente. Toutefois, les données structurelles indiquent un recul du cheptel reproducteur, ce qui limite les perspectives de croissance de l’offre à moyen terme et accroît la dépendance à la productivité. Cette configuration rend le marché plus sensible aux aléas sanitaires et aux variations de demande, tout en laissant entrevoir un potentiel de resserrement progressif des disponibilités.
La semaine dernière, le marché porcin chinois est resté sous pression baissière dominante, malgré quelques tentatives de stabilisation. L’offre demeure élevée, portée par des volumes importants issus des cycles de production précédents, ce qui maintient une disponibilité importante de porcs sur le marché. Parallèlement, la demande reste limitée, freinée par la saisonnalité et une consommation peu dynamique. Dans ce contexte, les prix ont évolué de manière hésitante, alternant légers replis et phases de stabilisation selon les régions. Les abatteurs restent prudents et ajustent leurs achats.

